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Sixième Edition du Ba-yir-daare de Boulsa

La fête biennale du Ba-yir-daaré de la paroisse Sainte Maria Goretti de Boulsa s’est tenue du 12 au 14 août 2016 à Boulsa. Trois jours durant, les fils et filles résidant à l’intérieur et à l’extérieur de ladite paroisse ont fraternisé sous le signe de la solidarité et de l’unité autour du thème suivant : « Fils et Fille de la paroisse de Boulsa, confiant en la miséricorde divine, affranchis-toi de toute peur et édifie ton église ». L’événement a vu le déplacement massif des fils et filles de Boulsa vers la mère patrie : prêtres, religieux et religieuses, catéchistes et fidèles chrétiens, auxquels se sont joints autorités administratives, politiques, civiles, militaires et paramilitaires.

Les fils et filles de Boulsa sont venus nombreux

Plusieurs activités (spirituelles, sportives et culturelles) ont été au menu de cet événement ecclésial qui était à sa sixième édition. L’activité phare a été sans conteste la rencontre-débat entre les fils et filles de Boulsa, organisée dans l’après-midi du samedi 13 août, à l’intérieur même de l’église paroissiale. Pendant trois heures d’horloge, ils ont échangé sur la vie spirituelle et pastorale, matérielle et financière de leur paroisse, sur l’a base d’une présentation exhaustive de la situation de la paroisse faite par le curé, l’abbé Mathieu N. OUEDRAOGO. Et ce qu’il faut en retenir, c’est la détermination et l’engagement des fils et filles de Boulsa à accompagner leurs pasteurs dans l’animation de la vie de la paroisse dans tous les domaines. Et des défis, il y en a à profusion. Des défis rappelés par le curé dans son adresse à toute l’assemblée, le jour même de la célébration eucharistique dédiée à l’événement.

Mgr. a invité les fils et filles de Boulsa à avoir un vrai amour pour leur patrie

La grande messe du Ba-yir-daaré a été célébrée, bien évidemment le dimanche 14 août. Présidée par notre père évêque, Mgr. Thomas KABORE, elle a connu une grande affluence humaine, tant l’enceinte de la mission était noire d’un monde bigarré. Dans son homélie de circonstance, Mgr. KABORE, se basant sur les textes sacrés du jour, a exhorté les fils et filles de Boulsa, à avoir de l’amour vrai pour Dieu et pour les hommes, et in extenso pour leur patrie. « La grande lumière que le Christ nous a apportée est la manière dont nous devons aimer Dieu et les hommes », a-t-il affirmé, appuyant ses propos par l’enseignement de Saint Augustin, le maître de l’amour. Pour ce dernier, en effet il y a deux types d’amour correspondant à la cité céleste et la cité terrestre. Le premier, celui de la cité céleste, est l’amour consistant à aimer Dieu et les hommes dans l’oubli et le mépris de soi, tandis que le second, l’amour de la cité terrestre, est l’amour de soi dans l’oubli ainsi que le mépris de Dieu et des autres. Il va sans dire qu’il s’agit de deux cités qui se battent et se combattent partout dans le monde, dans nos cœurs, dans nos foyers, dans nos familles, dans nos maisons et lieux de travail. Le vrai amour, c’est le don et le mépris de soi. Aussi le père évêque a-t-il invité l’assemblée à s’appuyer sur l’amour de la cité céleste pour construire la cité terrestre ; en d’autres, avoir l’amour pour Dieu et pour les hommes, dans le mépris de soi-même.

L’on a dit aussi au revoir aux abbés Silvère et Adolphe en fin de mission à Boulsa

Au début de la messe, l’on a accueilli les abbés Siméon YAMPA et Macaire SAWADOGO, nouvellement envoyés en mission à Boulsa et à la fin, l’on a dit au revoir aux abbés Silvère NABALOUM et Adolphe W. OUEDRAOGO. Tandis que le premier est envoyé en mission dans la paroisse cathédrale de Kaya, le second, en fin de stage, rejoindra le grand séminaire de Koumi pour la suite de sa formation sacerdotale. L’on a procédé également à la bénédiction de la nouvelle grotte mariale à la fin de la célébration eucharistique, en lieu et place de l’ancienne, détériorée par les eaux de pluie.
Une grande réjouissance populaire s’est installée dans l’enceinte même de la mission, après la messe. Elle a donné l’occasion à tous ceux qui ont effectué le déplacement de renforcer encore les liens de fraternité, de solidarité et d’unité autour d’un même idéal à savoir, la construction de la mère-patrie qui s’appelle Boulsa. La finale de la coupe dénommée « Maria Goretti », qui s’est jouée dans la soirée, a été remportée par le secteur 2 de Boulsa à l’issue d’une séance de tirs au but et le finaliste malheureux est le secteur 1.

Mgr. bénissant la nouvelle grotte

En rappel, le Ba-yir-daaré est la fête qui consacre le retour des ressortissants des différentes paroisses au bercail pour réfléchir, de concert avec leurs frères résidants, à la manière dont ils peuvent contribuer à sa construction. Boulsa a le mérite d’avoir l’initiative du Ba-yir-daaré qui s’est vite propagé dans toutes les paroisses du diocèse. Cette édition, qui était à sa sixième, s’est bien déroulée. Elle s’est prolongée le lendemain avec des célébrations de jubilés au cours de la messe de l’Assomption de Marie. Rendez-vous a été donné pour le prochain numéro.

Père K. Alexis OUEDRAOGO

 
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