Auto-prise en charge

Unité de production de Raguitênga

La question de l’auto prise en charge est aujourd’hui une préoccupation dans la vie de nos diocèses, paroisses et institutions. Seuls les hypocrites et les parasites ne s’en préoccupent pas. Tout prêtre, curé, vicaire ou responsable d’une institution est confronté d’une manière ou d’une autre aux problèmes de moyens financiers et matériels pour la réalisation des activités pastorales. Le Diocèse de Kaya conscient de la problématique de l’auto-prise a pu détacher un prêtre pour travailler dans ce champ pastoral, accompagner les activités d’un plan triennal de développement et réfléchir sur la question de plus près. Nous avons compris la mission à nous confier comme celle de travailler pour le développement interne du diocèse. Les paroisses, les institutions diocésaines et les fidèles chrétiens du diocèse. En effet, étant donné que les fidèles chrétiens sont ceux qui devraient pourvoir au fonctionnement de l’Église, notre auto prise en charge passe aussi par le développement économique de nos fidèles. Les foyers chrétiens étant les plus pauvre, nous sommes appelés à mettre à l’ordre du jour de l’auto-prise en charge, la question du développement des fidèles chrétiens. Nos activités restent ouvertes à tous les hommes de bonne volonté car il ne convient pas que nous limitions nos actions aux seuls chrétiens. Cette façon de faire ne convient pas à la nature de l’Eglise d’où la difficulté de ne pas entrer dans le champ pastoral de l’Ocades, heureusement que nous travaillons ensemble pour les mêmes populations. Si nous formons des groupes CECI (Comité d’Épargne et de Crédit Interne) par exemple, tous ceux qui veulent peuvent faire partie même si les chrétiens sont prioritaires dans le projet.
Trouvez nos propres moyens pour la mission d’évangélisation, ambition noble et normale. Avouons que c’est un travail de longue haleine, qui nécessite patience et courage. Si un prêtre est détaché pour cette question, en fait tout le monde dans ce diocèse, fidèles laïcs, prêtres, Evêque est engagé dans cette dynamique à juste titre. Comme vous le saviez, nous avons pu élaborer un plan triennal de développement que vous verrez dans le site du diocèse. Beaucoup d’activités sont prévues dans ce plan. Des activités de formations et de création des biens et services vendables. Pour ce qui est des activités de formations, à défaut de pouvoir rassembler les bénéficiaires à plusieurs reprises pour les multiples formations prévues dans le plan, à cause du coût énormes, nous avons choisi de nous cultiver nous- même sur certains sujets à l’ordre du jour pour en parler aux fidèles que nous rencontrons dans les différentes paroisses. Nous avons exploité à fonds le document « diagnostic de l’auto prise en charge de l’Eglise famille », des études préalables sur la situation socio-économique de notre Eglise Famille, des critiques constructives pour amorcer le chemin de notre autopromotion. C’est un document que chacun de nous devrait lire pour mieux orienter nos pensées et mieux gérer les talents reçu du créateur. Des bribes sur certains sujets comme l’entrepreneuriat, le leadership, la situation et rôle du chrétien dans la cité, la création des AGR, la constitution des groupements et associations ont été données. Il nous reste seulement deux paroisses à visiter. Nous sommes déjà contents de l’impact de ses formations. Une paroisse a déjà pu créer un groupement dans chacune de ses CCB, et une union pour tous ses groupements. Leur organisation intéresse déjà certains partenaires locaux. Lorsque nous aurons les moyens nous ferons appel à des experts pour approfondir certaines questions, en attendant nous utilisons les moyens de bord.

Production de l’unité de Raguitênga

Pour ce qui est de la création des nouvelles unités économiques ou du renforcement des unités existantes, nous avons soumis quelques projets à l’étranger. A l’interne, nous avons intéressé le projet de Raguitenga et celui de Tougouri au ministère de l’Agriculture et de la FAO avec qui nous sommes en pourparlers. Nous comptons sur vos prières pour récupérer ses investissements.
Situation de la ferme de Raguitenga et de Tougouri
Le centre Balemans de Raguitenga est un centre de formation agro-pastoral. Beaucoup d’infrastructures d’élevage ont été réalisé (Porcheries, Poulaillers, salles de formations). De nos jours nous pratiquons un élevage naisseur de bœufs, de l’élevage des pondeuses. Nous cherchons des voies et moyens pour valoriser ce centre car nos enclos sont vides. Trois jeunes sont en formation à Porto-Novo pour revenir nous aider dans nos activités agropastorales.

Abbé Georges GODO
Prêtre chargé de l’auto-prise en charge

 
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