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Erection de la paroisse militaire Saint Martin de Kaya

Le samedi 19 décembre 2015, Mgr. Thomas Kaboré, évêque de Kaya, a procédé à l’érection canonique de la paroisse militaire Saint Martin de Kaya. Et à l’occasion, il a installé son premier curé en la personne de l’abbé Pierre Nabaloum.
La lecture de la bulle d’érection canonique, faite par le chancelier, l’abbé Roger OUEDRAOGO, a été le premier acte solennel de la célébration eucharistique. D’autres actes se sont ajoutés comme la prestation de fidélité du nouveau curé, la profession de foi ainsi que la remise des clés de l’église à celui-ci, symbolisant la remise de la charge pastorale à lui confiée par l’évêque.


L’abbé Pierre Nabaloum reçoit les clés de l’église paroissiale

Avec l’érection de la paroisse de la première région militaire, c’est le rêve d’une grande partie de l’église famille de Dieu à Kaya qui s’est réalisé. Il s’agit bien entendu des militaires et des paramilitaires avec leurs familles, depuis la création de la première région militaire en 1994. Point n’est donc besoin de dire que l’événement a mobilisé et les fidèles chrétiens militaires de la zone concernée et leurs frères d’armes d’autres régions venus en être témoins. Notamment la délégation de la première paroisse militaire du pays à savoir celle de Saint Sébastien de Ouagadougou, flanquée de sa chorale francophone. Une grande majorité du clergé de Kaya, ainsi que des religieux et des religieuses, de même que plusieurs délégations paroissiales ont été à la fête.

Mgr. a exhorté les fidèles militaires à prendre leur place dans l’église

Dans son homélie de circonstance, le père évêque a commencé d’abord par expliquer le sens d’une paroisse personnelle comme la nouvelle paroisse militaire. Ainsi, pour lui, l’érection de la paroisse Saint Martin de la première région militaire traduit une sollicitude aussi bien maternelle que pastorale de l’Eglise envers des corps particuliers se trouvant en son sein. Les militaires et les paramilitaires, étant des personnes particulières vivant dans des conditions particulières, il sied de les organiser comme une paroisse à part entière, de telle sorte à les accompagner dans leur vie de foi de façon appropriée. Mais aussi à leur permettre de vivre comme membres du corps du Christ qu’est l’Eglise.
De ce fait, partant des textes du jour, Mgr. Kaboré a exhorté l’assemblée, les militaires et paramilitaires en particulier, à prendre leur place et à jouer leur rôle au sein de la famille chrétienne de Kaya. Comme les autres baptisés, eux aussi, de par leur baptême, ont reçu la mission de témoigner du Christ miséricordieux par l’exemple de leur vie, par leurs paroles. Dans l’histoire de l’Eglise, des soldats l’ont fait jusqu’à être élevés à la dignité des honneurs de l’autel. Saint Sébastien et Saint Martin de Tours, pour ne citer que ces deux-là.

Le colonel-major Sama D. Jean Sothère, parrain de l’événement

M. Sama D. Jean Sothère, Colonel-Major à la retraite et parrain de la cérémonie, a abondé dans le même sens dans son discours prononcé en fin de célébration. Traduisant également la position de Mme. Ouédraogo née Yvette Ouédraogo, marraine, il a salué l’initiative du père évêque. Selon lui, « la vie quotidienne au sein de l’aumônerie appelle tous les militaires, civils de la Défense et leur famille, à créer une communauté fraternelle ; elle apporte l’aide morale et spirituelle qui contribue à l’équilibre du combattant et a la cohésion du milieu. Cette action étroitement liée à l’institution militaire, s’exerce en relation avec le commandement. L’importance d’une aumônerie militaire dans le paysage institutionnel au plan organisationnel et fonctionnel dans notre armée n’est donc plus à démontrer ». En tant qu’homme de tenue, quoique à la retraite, il a conseillé ses filleuls à faire leurs les exhortations de Jean, le Baptiste, aux soldats venus se faire baptiser par lui dans les eaux du Jourdain. Enfin, l’abbé Eloi Bamogo, curé de la paroisse cathédrale de Kaya, s’est réjoui de la création de la nouvelle paroisse militaire qui se situe dans le territoire relevant de sa juridiction. Aussi a-t-il émis le vœu de voir se développer une sorte de coopération pastorale entre les deux paroisses tant et si bien que c’est l’une qui a engendré l’autre.
Avec la nouvelle paroisse militaire Saint Martin de Kaya, le diocèse a à son compteur douze paroisses. Signe déictique de l’abondance de la moisson, surtout de croissance et de dynamisme que souhaite sans doute un évêque comme Mgr. Thomas Kaboré.

Désormais, il appartient aux militaires d’animer la vie de leur paroisse

La paroisse militaire Saint Martin de Kaya a été érigée selon le souhait de ses premiers fidèles que sont les fidèles chrétiens du corps habillé. Il est désormais de leur ressort d’en assurer la vie à tous les plans. Le plus dur reste donc à faire. De fait, s’il est vrai que la mise au monde d’un enfant se fait dans des douleurs, il n’en demeure pas moins vrai que faire de cet enfant un homme dans le sens plein du terme relève d’un travail de titan, pour ne pas dire un défi qu’il n’est pas donné à tous de relever. C’est ce que nous souhaitons cependant au nouveau curé à ses ouailles militaires, tout en les rassurant de nos prières, car c’est aussi le défi de tout baptisé.

Père K. Alexis OUEDRAOGO

 
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